Travail en réseau collaboratif: comment les communautés en ligne fonctionnent elles ?

Linux, Wikipédia, … les projets rassemblant des bénévoles qui travaillent en collaboration à distance  sont de plus en plus courant et concurrencent  de grandes entreprises et institutions pourtant richement dotés en moyens humains et financiers.

Comment de tels groupes fonctionnent ils ? Quels sont leurs méthodes de gouvernance et d’organisation ? Y ‘a t-il des méthodes applicables par les organisations traditionnelles ? Dans un livre clé, Jean-Michel Cornu étudie ces communautés et en tire des principes pour travailler effectivement en réseau collaboratif.

Linux et Wikipédia: 2 succès majeurs de travail en réseau

 

Il y a plus de 20 ans, un étudiant réutilise un morceau de code informatique existant, l’améliore et choisit de le rendre disponible pour que n’importe qui puisse le réutiliser et le corriger.

Aujourd’hui Linux est un système informatique essentiel, indispensable au fonctionnement d’un grand nombre de machines, des téléphones portables aux super ordinateurs et il concurrence directement les systèmes produits par de puissantes entreprises comme Microsoft.

Parti de quelques passionnés travaillant bénévolement, le projet Linux attire aujourd’hui de grandes entreprises comme IBM qui payent des personnes pour travailler à plein temps à son développement afin de ne pas réinventer la roue et de tirer parti des innovations existantes pour son propre bénéfice.

Il y a plus de 10 ans, un entrepreneur philanthrope publie quelques articles encyclopédique rédigés à grand prix par des « experts ». Après avoir abandonné ce modèle couteux et inefficace, il choisi d’ouvrir le processus éditorial à tous les internautes, et attire une communauté de volontaires passionnés qui s’organisent et produisent une grande quantité d’articles.

Aujourd’hui Wikipédia  c’est l’un des site les plus gros et plus populaire du web (365 millions de lecteurs!). Possèdant plus de 22 millions d’articles (4 millions en anglais, 1,4 millions en allemand, 1, 3 millions en français, et des centaines de milliers dans d’autres langues), Wikipédia est disponible en 285 langues, et et offre à tous un accès gratuit à la connaissance.

Controversée au départ, sa qualité ne cesse de s’améliorer et rivalise avec celle de ses puissants concurrents au point de les menacer (Microsoft fermé Encarta, son encyclopédie électronique et Encyclopédia Britannica a cessé l’impression de son encyclopédie papier).

Wikipédia s’est développé sans aucune aide des institutions ou des entreprises, le logiciel qui fait tourner le site ayant été développé par des volontaires et l’argent pour les frais d’hébergement provenant de dons.

Mieux, dans le processus de création de contenus encyclopédiques, la communauté a inventé des méthodes de gouvernance et de gestion des conflits pour fonctionner et se développer.

Point commun entre ces 2 projets ? Un modèle de développement collaboratif et décentralisé via Internet qui arrive à rassembler de façon productive le travail et les énergies créatives de milliers de contributeurs.

 

Quelles méthodes de gouvernance pour travailler en réseau collaboratif ?

 

Comment des projets rassemblant des gens éparpillés et qui pour la plupart ne se sont jamais rencontrés, qui travaillent sans être payés et sans chefs, peuvent ils fonctionner aussi bien et en arriver à concurrencer des entreprises pourtant dotés de brillants ingénieurs et de puissants moyens financiers ?

Y a t-il des règles ou des bonnes pratiques qui favorisent la coopération et qui pourraient être utilisées dans d’autres projets et d’autres contextes ?

C’est ce qu’étudie Jean-Michel Cornu dans son livre « La coopération nouvelles approches ».

Dans ce document, il présente différents aspects d’une gestion de projet basée sur la coopération volontaire.

Une des idées essentielle est que dans un projet coopératif on ne peut pas forcer les personnes à coopérer. La coopération est donc obtenue en agissant sur l’environnement plutôt que par la contrainte des personnes. L’animateur de projets coopératifs va ainsi travailler à façonner l’environnement pour créer des conditions qui facilitent la coopération.

Il tire neuf principes ou « lois de la coopération » essentielles pour comprendre et réussir un projet collaboratif.

Après avoir étudié ces règles de bases qui  facilitent la mise en place de la coopération, il discute des particularités d’un projet coopératif et ses conséquences organisationnelles, économiques et juridiques.

Enfin il propose un guide à destination de ceux qui souhaitent mettre en place des projets basés sur la coopération.

Que vous soyez animateur de réseau ou dirigeant d’une entreprise ou d’une association intéressé par la mise en place de pratiques de travail collaboratif, je vous recommande fortement la lecture de cet ouvrage.

Vous pouvez télécharger gratuitement le livre complet au format PDF, mais si vous avez peu de temps, vous pouvez aussi télécharger une version résumée.

Enfin dans le cadre de mes contenus de formation, j’ai produit une synthèse au format Mindmap que je met aussi à disposition gratuitement (vous aurez besoin du logiciel libre et gratuit Freemind pour lire le fichier).

 

 

 

A propos Lilian Ricaud

Chercheur, consultant, formateur, je propose de l'accompagnement stratégique dans les processus de co-construction, la co-création et la conception avec une approche systémique.

5 réflexions au sujet de « Travail en réseau collaboratif: comment les communautés en ligne fonctionnent elles ? »

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